Entrevue avec Céline Bonnier

 

Cette semaine, nous vous dévoilons l’entrevue exclusive avec Céline Bonnier. Découvrez un côté de Céline que vous ne connaissiez pas encore!

 

Embrasse-moi comme tu m'aimes - Céline Bonnier

 

Question: C’était la première fois que tu voyais le film. Quelles sont tes impressions?

Céline Bonner: J’ai beaucoup aimé. C’est certain que je suis vendue aux films d’André Forcier. Je trouve que son oeuvre évolue. C’est tellement beau et il a choisi une si belle époque. Même si j’avais lu le scénario, j’ai été surprise plusieurs fois durant l’écoute. Il y a des trouvailles, des clins d’oeil. André impose la liaison entre le clown pur et le drame pas possible. Il y a des choses qui se mettent en perspective, des gros contrastes d’états, de contexte et d’effets cinématographique.

 

Q: Tu interprètes le rôle d’Yvonne Sauvageau, la mère des jumeaux, Berthe (Juliette Gosselin) et Pierre (Émile Schneider). Parles-nous un peu de ton personnage.

Céline: J’ai fait souvent avec Forcier des personnages “foufous” qui me faisaient absolument plaisir parce que j’ai une fibre de clown, mais personne ne le sait. On dirait que personne ne veut y aller sauf moi et André Forcier (rires). Il me donne l’occasion de tirer justement sur des ficelles qui sont joliement clownesque. On parle de clown comme Tati était un clown. Je ne me compare pas à Jacque Tati, mais ce genre là qui a existé dans le cinéma et qui m’a toujours inspiré. André arrive à créer des personnages qui sont comme ça, plus grands que nature. Je le dis et plusieurs autres des comédiens vous le diront, les personnages sont aussi plus grands que nature dans l’humiliation d’eux-mêmes (rires).

Embrasse-moi comme tu m'aimes - Céline Bonnier

 

Q: Tu as travaillé souvent avec André Forcier. Quel a été ton premier film sous sa réalisation?

Céline: Je crois que c’est mon cinquième film avec André. Lorsque j’ai tourné mon premier film avec lui, j’avais 27 ans et c’était Le vent du Wyoming.

 

Q: Quelle est la différence entre le André Forcier de cette époque et celui d’Embrasse-moi comme tu m’aimes?

Céline: André est fidèle à lui-même. Son univers est toujours florissant et joliment baveux, dans le sens qu’il offre son univers d’une façon très assumé. C’est un univers très théatrâle, coloré visuellement et d’une facture visuelle absolument unique.

 

Q: Qu’est-ce qui t’as le plus surpris dans le film?

Céline: J’avais lu le scénario, mais j’ai été complètement surprise quand le personnage de Berthe mange une lettre d’amour. Ça m’a tellement plu. Ça me rappelait encore une fois Tati. C’est un clin d’oeil incroyable qui parle directement au public, mais reste ancré dans le contexte du film, de la scène.

 

Découvrez le côté clown de Céline Bonnier dans Embrasse-moi comme tu m’aimes dès le 16 septembre. La semaine prochaine, Mylène MacKay nous raconte son expérience de tournage avec le grand mâtre du réalisme magique québecois, André Forcier.